avec cruauté. elle regarde l'humanité en cours de transfert vers /dev/null. les enfants morts se massent dans les rues froides de cette ville dont l'administration est désormais prix Nobel de l'hypocrisie. donne moi la main et courons vers les champs électroniques à la périphérie d'un monde sans au-delà les notions d'existence, pixelisées en douceur elle appuie son front contre la vitre panoramique.

La pluie s'accumule sur la boite de plexiglas qui abrite la webcam fixée sur le toit. Vue sur l'horizon qui fond dans la pollution. La ventilation de la machine met fin à la fixité de sa pensée. Des piles de données immenses échauffent les circuits en passant d'un point à un autre.


en annulant le taux de foi injecté par chacun dans ses actions publiques, le silence obtenu serait tellement indécent Elle fait défiler des catalogues de disques à la honte de leurs auteurs, parfois un nom lui rappelle que certains sont dignes d'avoir accompagné un effleurement du réel. son rire est tellement sincère.




Le chef d'escouade dit nul n'est irremplaçable alors jetons-nous tous par la fenêtre tant qu'il fait encore beau.






« I like to kiss her eyes for all she doesn't see... » Avril

La ville attendait tranquillement sous la pluie qui collait au bitume. Les ombres restaient désespérément inanimées, les rêves avaient revêtu leur cape de mort et comme si des froissements de corps tentaient de s'accrocher le long des câbles...Ondulations imperceptibles dans le travers des côtes...La créature traverse un halo d'éclairage public, le poing serré sur le vide. Regard percé de rouge brillant en direction du cadavre adossé à un banc public. Remous de rage quand la rencontre s'abrège en impasse. Elle en oublie d'être agréable et ne laisse paraître qu'une forme de dégoût d'impuissance, émotion déjà connue mais qu'elle évite le reste du temps.

Trace de lumière sur lèvres humides. Oublie un instant le néant naissant au profit d'une couleur d'ambiance. Des alcôves capitonnées seraient d'un grand secours pour calmer l'échange chimique qui s'établit insidieusement entre les parties du fond de son cerveau. Avec une régularité parfaite elle s'enfonce dans une nuit qui ne présente aucun creux pour s'y laisser choir

Fuite de dopamine par l'arrière de la gorge. Quelque fois les seuls bruits qui lui parviennent sont ceux

de la peau reflétant
l'image inexistante: un chatoyement en oxyde de titane tracé contre un autre coeur. Détour des pensées au contact d'une perte de substance occasionnée par électrocution virtuelle. Elle est roulée en boule dans son sommeil, elle se donne l'occasion d'étouffer ce qui ne manquerait pas de lui donner envie de revenir, elle tremble en espérant que son regard se close sur une rumeur prête à être absorbée.
Aucune interférence.
La promesse reste semblable et même installée aussi profond qu'un parasite neural glissant tout en douceur absence et chaleur à doses égales.

Elle se promène dans une zone hantée de pirates et de fées électroniques qui cherchent à transformer son secret en drapeau de combat. Elle regarde un feu qui lutte contre la neige sur cette place oubliée. Sa respiration pourrait être un effleurement si elle s'abandonnait au changement de la couleur des temps. Les sensations qu'elle commence à injecter dans le circuit vidéo de surveillance globale ne sont pas destinées à croiser leur cible initiale car elle n'imagine pas n'être qu'un écho.

Plus tard, elle parcourt une foule au sein de laquelle elle garde sa confiance indemne. Elle s'arrête au bord du passage et se détaille dans une vitrine sale. Elle a un filtre en forme d'attente irrésolue sur le visage.

--2005.09.29

seulement un mois après la date prévue...


à partir de sons et d'images prélevés entre Dresden et Kraków, février 2007.
n'hésitez pas à écouter fort... dynamique élevée garantie. l'affichage des images, quant à lui, est conçu pour être "semi-aléatoire". la seule raison de ce choix est qu'il n'y en avait aucune d'imposer un ordre strict. chaque visionnage est donc semblable & unique.


à part ça, j'ai du retard, oui. //je me rattrape.
. @ bientôt

depuis deux jours les mises à jours automatiques d'ubuntu studio (7.04 pour ma part) ne semblent vouloir s'effectuer qu'après un passage à 7.10. De plus, Synaptic ne trouve plus les serveurs pour dl les paquets?(c'était un problème des serveurs de dépôt.) C'est assez ennuyeux de devoir changer un système propre, mais sans mises à jour de sécurité possibles, pour -éventuellement- un système qui ne fonctionnera plus...


Tout ça pour dire, j'ai du temps et de la motivation, today is the day for a gentoo install ^^
Le but avoué est d'obtenir un système fluide, minimal (ion3 ou wmii en vue °°'), temps réel, et _avec_ le wifi fonctionnel. Le but inavoué ... m'amuser un peu (beaucoup, sans doute) avec cette installation, en finir avec les multi(re)boots incessants parce que tel soft fonctionne mieux dans telle distro dans laquelle le temps réel est mal géré oops j'ai oublié d'exporter ce projet etc...

compte-rendu dans quelques heures

add-on 20080121 18:40:
ok ... l'install stage3 en 64bits depuis un système 32, peu probable;
l'install en ligne de commande depuis le live cd, hem, plante.
pour le cd minimal, pas d'accès réseau filaire.
par ailleurs c'est la crise chez gentoo en ce moment. LFS ou quoi*?

*quoi == debian minimale patchée RT?

_pln process (titre temporaire?) devrait sortir le 02 février 2008. c'est en cours de codage sous processing. le matériau sonore finira d'être mis en forme cette semaine, quant aux images je n'ai pas d'informations précises, a priori ça ira ^^'
_mes axes de travail deviennent de plus en plus flous .. . je ne sais pas où cela va finir

vu comme ça on dirait une baisse de confiance. je dirais que ça y ressemble pas mal, bien que cela ait à voir aussi avec cette sensation d'inutile . .. j'aimerais un virtuel qui imprègne le jour jusqu'à s'y matérialiser / indirectement, si je ne rattache pas cet espoir à des questionnements plus précis il a peu de chances d'aboutir . _j'aimerais aller au delà d'un simple jeu sur les sensations .. . //une beauté subtile

_ spontanéité/interaction.tentative/mise en désordre

la seule chose que je sache faire, c'est pirater des âmes. et encore. ce ne sont même pas des âmes, et pour quelques fragments de seconde. il y a certains rêves d'un instant sur lesquels on s'engage tout entier.

l'individu n'a sans doute jamais aussi peu compté que depuis qu'il est censé être l'unité standard d'interaction sociale. l'influence quasi-nulle de l'oblitération de l'un d'entre nous... cela est une incitation à tout tenter pour transformer ses espoirs. il y a si peu à perdre.

shortly: the alesis io2 usb interface is working under linux. The only restriction seems to be the unability to be used at 96kHz. The best i had was 48kHz -at least, this was the value given by qjackctl it is sold for a 48kHz card. Oh, and you'll be stuck with 24bits, also. 16bits is unavailable.

Edit: as many of you come here with non-french speaking googles, here is a rough translation:
i bought the io2 basing me on a few advices over the web. I use it under
ubuntu studio(7.04) and mostly pure:dyne(2.3.63). The interface appears as hw:1(for me) as soon as plugged. Using jack server with realtime capabilities i get a 2,9ms latency at 24bit/44,1kHz.
Without jack, i.e. with alsa using
asoundconf set-default-card io2, it works ok for me under ubuntu studio, except for mplayer (rc1-0ubuntu9.2) and a few FPS games. On pure:dyne everything is compiled with jack support ^^ ,so...3|\|j0y!

j'ai reçu récemment une interface audio usb Alesis io2, commandée sur la foi de quelques recherches. Je l'utilise sous ubuntu studio ainsi que sous pure:dyne (plus longuement). L'interface apparait dans jack en tant que hw:1, elle est reconnue directement. En utilisant l'option realtime, la latence minimale obtenue est 2,9ms en 24bit/44,1kHz. La fréquence d'échantillonage maximale utilisable est de 48kHz. Par ailleurs, il est impossible d'utiliser une résolution autre que 24bits.

En dehors de ces considérations logicielles, les préamplis sont plutôt neutres et discrets, l'interface a l'air robuste. J'approfondirai cette critique a l'usage. Ou pas.



2 ans plus tard : elle fonctionne toujours aussi bien après une utilisation quotidienne. Je n'ai toujours pas testé le S/PDIF, en revanche j'utilise le MIDI (in & out reliés à un contrôleur, pour échanger des messages avec le laptop via l'usb de la carte son, donc), pas de dysfonctionnement à signaler.

Noire et brûlante. Elle ouvre des yeux qui prendraient l'abîme en défaut, déploie son système perceptif au contact de la fausse nuit urbaine. Aux périphéries grouillent les petits élèves de la mort. Elle stoppe sa marche l'instant de se recueillir avant d'emporter leurs têtes d'un geste.

Le soleil transformant le double-vitrage du train en écran nébulaire.
L'ombre qui se replie pour tenter un évanouissement au sein du rêve.

Elle porte autour du poignet la longue chaine d'un pendentif de chaos. Sa prise de contact avec la ville se résume à l'air brûlant suivi d'une vision abstraite de désert.

Jay n'avait pas d'habitudes. Il lui arrivait d'effectuer deux jours de suite la même chose. Uniquement par plaisir. En reposant sa tasse de café il tenta de lire dans les formes du sucre collé au fond. En quête d'images pour le contrôle du réseau, il ne savait pas encore quel serait le résultat de sa course contre l'immobilité. La journée s'annonçait infinie. La pollution n'était même plus suffocante.

L'usine. La porte en claquant contre le mur intérieur libéra une partie de la moiteur accumulée. Elle jeta une luciole dans l'ouverture tout en dessinant dans sa mémoire une cartographie du réseau souterrain désormais accessible. Les marches étaient épaisses de viscosité et de lambeaux de rouille rejetés par les structures du plafond. Ses pas ne résonnaient pas. Elle n'entendait rien d'autre qu'un décompte liquide et monocorde dans une pièce éloignée. Ce repaire était abandonné depuis longtemps. Une maison.

Elle marchait droit vers le centre-ville, en direction de l'expert dont le nom figurait sur la feuille de dépôt qui était collé sur l'énorme fût à l'origine de la fuite contaminante. Les fragments de fenêtre volèrent en éclats à la suite desquels le corps déjà sans vie partait à la rencontre de l'avenue. L'inspecteur qui allait être chargé de l'enquête allait avoir du fil à retordre -à défaut de pouvoir s'étrangler avec.
Elle avait sû rien qu'à l'odeur que la peur de l'homme le ferait parler, mais elle avait préféré chercher par elle-même. Le tiroir sécurisé en bas du grand classeur métallique contenait toutes les informations nécessaires. Il y avait même les noms de tous les civils impliqués. Elle lança leur identité sur le réseau. Dépendante de la réactivité de cet outil de plus en plus envahissant.

Jay contempla l'absence de reflet ponctuelle dans la façade d'ESF Corp. avant de repenser au thème de son dernier reportage. Déjà rendu et publié. Son discret employeur ne se manifestait que lorsque le travail était finalisé, prêt à verser sur le réseau en échange d'une petite opération bancaire. Sans donner d'instructions pour la suite.

Les techniques de streaming biologique utilisées par Jay lui imposaient toujours un frisson lors du transfert de mémoires. Une des raisons pour lesquelles il n'était pas un simple clone. En parcourant l'atmosphère il essaya de retrouver des traces de la trajectoire du corps, mais ne réussit à trouver aucun accroc.

Les créatures pâles étaient trois, marchant au rythme d'une basse lourde et synthétique qui ne résonnait que dans leurs souvenirs. Elles avaient un aspect qui créait le vide autour d'elles. Des visages d'une beauté photographique supportant les traits d'un maquillage de mode radicalement triste. Elles portaient les marques du réseau, et ce désir d'annuler la banalisation des émotions. Les choses rendues simples et accessibles.

grr. j'avais pas vu sous internet explorer. abandonnez ce navigateur. ça nous simplifiera tous la vie. abandonnez tous les logiciels de cet éditeur, ce sera encore mieux.

Quelques alternatives:
- firefox
- links

and... take care...

- travail sur une pièce sonore en vue de la prochaine expo virtuelle
- ajout d'un lien vers ces logs [interface studioplume]
- étude pour la mise en service des noms de domaines studioplume.com / .org
- mise en place de cette page
- étude et début de mise en place d'un réseau d'autopromotion sur le net [via last fm notamment]
- amélioration de l'interface des logs (n'est-ce pas?)

après le passage à Dotclear 1.2.7 ( 3 mois après sa sortie -.- ), profitant de mon élan...

suite

"même pas mal"

suite

Magnifique vache Vosgienne prise par Leo, près de Colmar


Magnifique Leo pris par margot, près de Colmar

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